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Disque

Marie France et Phantom

 

Voilà un projet de disque comme nous les aimons : sorti de nulle part, tombé du ciel, impromptu, efficacement mené à son terme, financièrement cohérent — bref un disque tout entier guidé par le désir, le vrai, celui qui rend tout (pourvu que ce tout soit raisonnable) possible, faisable, réalisable et, le temps de le dire, réalisé. Reprenons : alors que le groupe Phantom avait clos sa trilogie (Phantom featuring Jacques Duvall, Marie France et Lio) en 2010, alors que Marie France de son côté avait commencé à travailler à de nouveaux projets, on apprenait cet été que Jacques Duvall et Benjamin Schoos avaient écrit dix chansons pour un nouvel et totalement imprévu album Phantom et Marie France... et mis en branle son système de financement par l'intermédiaire du site de souscription Ulule. Aujourd'hui plus de trois mille euros ont été réunis, Marie France est en studio à Londres pour enregistrer l'un des titres du disque, un duo avec Chrissie Hynde, et l'ensemble devrait paraître au début de l'année 2012. Autonomie, indépendance, do-it-yourself, désir, fougue, rapidité, efficacité et économie : Benjamin Schoos, le compositeur de Phantom et le directeur du label Freaksville Records, a compris depuis bien longtemps la formule magique, et paradoxalement prosaïque, qui fait advenir les choses, fleurir les disques et jouir les amateurs (si ce nouveau disque Phantom et Marie France est aussi beau que le premier)... cependant que d'autres gâchent leur énergie et leur fraîcheur à faire le siège des majors ou des institutions pour des disques qui mettent cinq ans à ne pas sortir...


Concert Pierre Faa

Du premier octobre au 17 décembre, tous les samedis à dix heures moins le quart ( et les mercredis 7 et 14 décembre à huit heures du soir) , Pierre Faa vous recevra aux théâtre des Déchargeurs (Paris, premier arrondissement) pour un concert intitulé Songs d'une nuit d'automne. Chansons, rêveries, nocturnes, tristesse automnale, références (Bergman, Shakespeare), tropisme anglais... tout est là, dans le titre de cette espèce de résidence, qui donnera sans doute au chanteur la possibilité de faire découvrir son (très bel) album, L'avenir n'est plus comme avant. L'occasion également et surtout de voir briller dans le noir et in the flesh, ses pop songs mélancoliques chantées timidement avec bonheur et aplomb.


Concert Pascale Borel

Pascale Borel assurera la première partie du groupe Brigitte, le 4 octobre prochain à Pantin, salle Jacques Brel... Petit dialogue dans les locaux de la rédaction de Lalalala :
"Où ? Pantin ? Tu veux dire... de l'autre côté du périphérique ? Et qui ça ? Brigitte ? Les deux néo-babas toc et vulgaires ? Merci, non, sans façon...
— Je crois que tu n'as pas bien entendu le début de la phrase : Pascale Borel, Pascale Borel, tu sais "Le Palais des Tuileries", "Si j'étais une vache"... la douceur, la finesse, l'esprit, la beauté...
— Bon, alors taxi et on file à l'arrivée des pseudo hippies".


Disque

Adriana Voss

 

Adriana Voss, dont les deux premiers disques (sous le nom d'Adrienne) sont épuisés, vient de sortir un nouvel album avec l'aide de la mairie du quatorzième arrondissement de Paris, De Byzance à Chalcédoine, sur lequel figurent quatorze chansons extraites de ces deux précédents disques, ainsi que dix chansons inédites : six "créations" et "Chalcédoine 451", poème symphonique en quatre parties, le tout étant accompagné (et le plus souvent composé) par le grand Roger Pouly. Adriana Voss poursuit donc sa route, et creuse son sillon, le plus singulier qui soit, et souvent le plus bouleversant, entre chanson populaire (sublime interprétation de "Vous qui passez sans me voir" par exemple), chanson littéraire ("Mes amis, mes amours" de Lucienne Desnoues mis en musique par Hélène Martin, tout simplement l'une des plus hautes expériences que la chanson permette de vivre) et chanson adrianavossesque, un genre en soi, qui en quelques mots choisis rend l'espace (de Zakopane aux remparts de Carthage en passant par la rue Daguerre) et le temps (451, 1867, 2010...) soudain palpables et étreignants. Détails des chansons du disque à lire dans la discographie d'Adriana Voss et achat de la chose à l'adresse : studio.chanson@gmail.com


Cora Vaucaire

 

"Une chanson, c'est une pièce de théâtre qui dure trois minutes, c'est une rencontre entre un auteur, un compositeur, un interprète. C'est un petit morceau de vie. Les chansons font des souvenirs. Ca fait partie de notre vie à tous. C'est une forme d'expression qui me semble assez intéressante. Je crois qu'il faut beaucoup de talent pour écrire une bonne chanson, c'est-à-dire une chanson sans âge qui traverse le temps". Tout Cora Vaucaire est là, dans ce lien profond, évident, qu'elle tisse entre la chanson, le théâtre, la vie et le temps — tout sauf l'essentiel, c'est-à-dire le grain de sa voix, sa diction, sa manière de faire claquer certains mots, ses gestes précis... tout cela d'une beauté et d'une grandeur bouleversantes et simplement uniques... Qui n'a pas écouté sa Complainte du Roy Renaud (en particulier la version du récital du théâtre de la Ville, 1975) n'a pas vécu et qui n'a pas pleuré, ce faisant, n'a pas de coeur. Cora Vaucaire est morte le 17 septembre 2011 à Paris.


Roland Petit

 

Roland Petit est mort à Genève le 10 juillet. La France perd un danseur, un chorégraphe, l'auteur de (quelques) chansons... Mais elle perd d'abord et surtout la moitié d'un duo littéralement incomparable, irremplaçable et irremplacé, dont le plus célèbre des numéros, "Mon truc en plume", reste l'un des plus grands instants de music-hall du XXème siècle. Pour ces quelques minutes, pour tout ce qui, chez Zizi, vient de Petit, pour cet amour incandescent du chorégraphe pour son interprète, pour tout cela, une pensée de reconnaissance — et pour Zizi Jeanmaire, seule désormais, une pensée triste.


Disque

Tricatel

  Quinze ans d'existence pour la maison de disques Tricatel : quinze ans de publications hétéroclites, entre pop sixties, électro légère, rock et chanson, quinze ans de chefs-d'oeuvre (Valérie Lemercier chante, bande originale du film Quadrille...) et de déceptions bizarres (The Sssound of Mmmusic de Burgalat), quinze ans partagés entre vedettes (Caven, Lemercier, Houellebecq...), figures underground (Louis Philippe, David Rochline, Donna Regina...) et parfaits inconnus (Showgirls...), quinze ans d'incarnation, de réincarnation et d'exploration de la figure de la chanteuse pop (April March, Helena Noguerra, Pascale Borel, Valérie Lemercier...), quinze ans d'encyclopédisme pop (florilèges André Popp, David Whitaker, Eggstone) — bref quinze ans sur le fil à visiter des Bermudes merveilleuses, éparses mais secrètement cohérentes... à l'image de la compilation Tricatel rare que le label publie pour fêter ces quinze années. Bonus tracks japonais, enregistrements de concert, remixes ou versions rares... tout n'est certes pas du même niveau d'intérêt et de rareté dans cet ensemble qui, néanmoins, "fait sens" (comme on dit à Paris III), surprend et parfois éblouit : "RosEros", sublime duo de Bertrand Burgalat et d'April March enregistré en 2010 et totalement inédit, "Mon ange gardien", étreignante reprise par April March de la chanson de Chantal Goya, "Hôtel Dyonisos", magnifique instrumental de Louis Philippe inexplicablement omis de l'album Sunshine publié en 1994, ou encore "C'est ma vie", la chanson d'Adamo, interprétée par Pauline Borgia en 2002, qui clôt le double album sur une note de variété douce et nostalgique simplement bouleversante.


Disque

Tricatel

 

Autres sorties Tricatel : la (très très belle) bande originale du film d'Eva Ionesco, My little princess, composée par Burgalat, un EP numérique de remixes de l'un des titres de cette bande originale ("Munich expo"), une autre bande originale, toujours composée par Burgalat, celle du film d'Elise Girard, Belleville Tokyo (EP numérique, là encore), enfin une réédition du magnifique album d'April March, Chrominance decoder, avec quatre titres bonus (différents de ceux des nombreuses éditions précédentes de l'album...).


Disque

Delphine Volange

 

Après "Sirènes", Delphine Volange publie un second single, "Hôtel Chopin", une magnifique ballade d'amour posthume où l'on retrouve tout ce qui fait de la jeune femme la plus unique et la plus belle des promesses (pour la rentrée 2011 ?) : beauté à la fois simple et complexe des harmonies, des mélodies et des arrangements, précision merveilleuse des notations ("Quand mon corps défunt / Ne sera plus qu'un / Petit tas de cendres / Je viendrai m'étendre / Là dans les vapeurs ineffables / De l'encaustique et des croissants / Des robes qu'on défait à la diable en s'embrassant"), grâce du timbre et de l'élocution... Pas de véritable face B, pas d'autre support que celui du fichier numérique (en un mot Itunes), pas le moindre reflet estival dans ces 2 minutes et 47 secondes, mais qu'est-ce que cela, face à l'évidence d'une chanson ?


Alain Lubrano

 

Alain Lubrano est mort le 28 mai à Paris. Malgré quelques tentatives (un album en 1992 notamment), il n'a jamais réussi à s'imposer comme interprète. Qu'importe ? La grande affaire de sa vie (musicale s'entend) réside dans sa rencontre avec Françoise Hardy, et dans le rôle central, essentiel, qu'il sut jouer dans sa troisième carrière, l'aidant, sorte de frère ou compagnon musical, à trouver de nouvelles couleurs et à s'inventer une nouvelle voie, celle d'une pop sombre, à la fois tourmentée, fière et délicate à laquelle Françoise Hardy semblait destinée. Pour "Les Madeleines", pour "Côté jardin, côté cours", pour "Champ d'honneur" : reconnaissance à Alain Lubrano.


Disque

Leonard Lasry et Elisa Point

 

Elisa Point et Léonard Lasry poursuivent leur compagnonnage avec une nouvelle version en duo de "Libre", la sublime chanson qu'Elisa Point avait écrite et composée pour son album de 2008, Dernière adresse parisienne (Les Enregistrements de l'Europe parisien). Bien que cette nouvelle interprétation reste en deçà de l'(inatteignable) original, elle touche par son existence même, comme la marque d'une rencontre pop et la preuve de la prégnance des réseaux secrets et des constellations amoureuses (sortie le 10 mai de fichiers numériques et, ô merveille, d'un disque compact de deux titres, disponible notamment à la galerie Arty Dandy à Saint-Germain-des-Près).


Disque

Jacques Brel

  Parmi la pléthore de compilations qui arrivent sur le marché au fur et à mesure de l'entrée dans le domaine public des enregistrements phonographiques des grandes figures de la chanson des années cinquante, celles du label Discograph, conçues par Laurent Balandras, se distinguent par leur principe (un disque pour l'auteur des chansons, un autre pour ses premiers interprètes), de jolies pochettes et la volonté de proposer, outre le très connu, de véritables raretés, comme l'extraordinaire "Dame patronnesse" de Denise Benoit dans le coffret consacré à Brel, jamais éditée en disque compact... Dommage que l'intégralité du EP Brel de Denise Benoit n'ait pas été reprise (après tout, il y a bien six enregistrements de Simone Langlois parmi les vingt-cinq proposés !), et dommage surtout qu'aucune information ne soit donnée sur la provenance des bandes (labels, numéros de catalogue, supports...). Néanmoins ces disques restent dans certains cas l'unique moyen (hors l'achat d'un disque vinyle plus ou moins facile à trouver) d'écouter des interprètes ignorés par trente ans de "compactisation". Jacques Brel, Des perles de pluie (1954-1960). Autres volumes parus : Serge Gainsbourg, Le Claqueur de mots (1958-1959), Claude Nougaro, A la recherche du son qui fait sens (1955-1959), Georges Brassens, Gare au gorille (1952-1960).

Concert Hommage à Colette Renard

"Tais-toi Marseille", "Ca c'est d'la musique"... Qui d'autre que Colette Renard pouvait hisser ces rengaines populaires au plus haut ? Mais aujourd'hui le peuple est ailleurs, ou il écoute autre chose, et Marseille, comme les autres villes d'ailleurs, est restée bien taiseuse à l'annonce de la mort de Colette Renard, le 6 octobre dernier... Heureusement l'Union Catholique du Théâtre et de la Musique a décidé d'organiser, sous la houlette de Catherine Le Cossec, secrétaire et amie de Colette Renard, les 14 et 15 juin prochains au Foyer Edwige Feuillère (216 boulevard Raspail à Paris), une soirée d'hommage avec notamment Caroline Cler, Annick Cizaruk, Annick Roux, Claudine Coster... Réservations au 01 53 34 03 31.


lalalala

 

Arielle Dombasle s'apprête à publier un nouvel album de reprises d'inspiration latine (Jeanette, Vaya Con Dyos, Nilda Fernandez...), trois ans après l'album Glamour à mort que Philippe Katerine avait écrit et composé pour elle... et dont Lalalala publie une critique aujourd'hui. Refus de la dictature de l'actualité ? Difficulté à parler d'une merveille pop ? Scrupule à "descendre" l'oeuvre d'une icône ? Réponse ici.


Internet

 

Quoi de neuf sur YouTubeReprises ? Etienne Daho dans un clip à la fois cheap et boursouflé (un énième "hommage à Metropolis"...), pour une version complètement ratée d'"Amoureux solitaires" (electroclash ennuyeuse, creuse, poseuse et terriblement datée) : piètre premier single pour Universal de la part de l'ancien "artiste Virgin". Mathieu Rosaz en robe blanche dans une autre reprise ("Demain tu te maries (Arrête, arrête)") qui se regarde reprendre et s'imagine amusante, décalée, subversive... Mais l'affreuse rengaine de Patricia Carli chantée presque hystériquement par un homme travesti sur des arrangements rock, reste une affreuse rengaine... encore plus affreuse, la pauvre, d'avoir été instrumentalisée par des demi malins (ah que l'on regrette la merveilleuse version de "Follow me" que Mathieu Rosaz avait faite jadis !). La grande Arielle Dombasle elle aussi se travestit dans son dernier clip vidéo, en toréador, pour accompagner la sortie de son nouveau single, une interprétation assez anodine de l'immense "Porque te vas" de Jeanette. A quoi bon ? (On préfère de loin ce clip qu'un amateur a réalisé pour la version de Kahimi Karie). Zaz, elle, fait comme tout le monde : elle reprend une chanson de Gainsbourg, "Ces petits riens", qu'elle massacre (oui, vraiment, massacre), avec son timbre dur et ingrat, son émission forcée et nasalisée, mais surtout ses notes ajoutées systématiques et vulgaires : "Rien c'ehehehehst déjà beaucoup", certes, mais beaueaueaueaueaucououououp c'est vraiment rienininininin.


lalalala

 

Pierre Faa présentait lundi 4 avril dernier au Sentier des Halles Les Moissons d'ambre, second album de son groupe pop Peppermoon, et L'Avenir n'est plus comme avant, son premier album solo. Lalalala n'a pas assisté au concert, mais a écouté attentivement le sublime disque de Peppermoon. Compte-rendu ici.
Dernière minute : une nouvelle soirée Peppermoon / Pierre Faa a été programmée au Sentier des Halles le 4 juillet.


Concert Pascale Borel

Plus de trois ans après ses premiers concerts solo où elle (ré)inventa sous nos yeux étonnés et émus la formule du concert pop, un an après une tournée plus ou moins avortée avec Lio et quelques apparitions éparses (dont une avec Nicolas Vidal par exemple), Pascale Borel présentera ses nouvelles chansons au Sentier des Halles (Paris II) le 25 mai prochain. Sur l'affiche rose et verte, radieuse, elle ouvre ses bras comme pour accueillir et dire bienvenue, véritable madonne pop moderne bénissant le retour du printemps... Si vous voulez avoir vous aussi votre part de bliss dans la petite cave de la rue d'Aboukir, vous pouvez réserver vos places ici.
Dernière minute : une seconde date a été ajoutée, le 22 juin.


lalalala

 

Fifi Chachnil présentait à Paris, dans l'ancien hôtel particulier de Bizet transformé en bar chic, les chansons de son récent EP, avec le concours de Philippe Katerine et de Roger Pouly. Lalalala était aux premières loges.


lalalala

 

Zazie, Grégoire, Line Renaud, Johnny Hallyday, Grand Corps Malade, Corneille, Aznavour... : nouveau spectacle des Enfoirés ? Non, seulement le dernier éditorial de Lalalala. Pour accompagner ces quelques réflexions, une rare version instrumentale de "Comment te dire adieu" par un ensemble japonais.


lalalala

 

"Le dompteur a mis sa tête dans la gueule du lion" écrivit Prévert ; Jean Guidoni, chanteur félin, lion sauvage, s'est laissé dompter par deux metteurs en scène pour son nouveau spectacle Prévert, Le Déséquilibriste. Alors que Jacques Prévert conseillait de laisser la porte ouverte de la cage pour "faire le portrait d'un oiseau", Néry et Ken Higelin ont, eux, fermé la porte pour dessiner le portrait d'un chanteur dont l'énergie les a probablement déroutés.


lalalala

 

Il lui a composé des chansons, elle fait les choeurs sur son disque, ils sortent chacun un EP. Elle, c'est La Fiancée, lui c'est Florent Marchet. Lalalala a écouté ces deux disques, l'un est une réussite parfaite, l'autre un ratage total. Impressions ici et ici.


lalalala

 

En juillet dernier, entre deux concerts provinciaux, Marie France a tourné un clip vidéo pour l'une des chansons de son album Marie France visite Bardot : "Une histoire de plage" au coin du feu, avec quelques amis... Le clip, réalisé par un collaborateur de Lalalala, est visible ici.


Disque

Freaksville Records

 

Les Disques de la Ville des Monstres (Freaksville Records) publient une compilation (Pan !) bien dans leur genre artisanal et furieux : treize chansons de rock garage (et de "perverted blues") de provenance et d'origines diverses, réunies dans l'urgence et sans aucun soin éditorial (auteurs des chansons ? Compositeurs ? Origine des enregistrements ? Dates ? Etc.). Pour les amateurs de chansons, c'est surtout l'occasion de posséder, pour la toute première fois sur un disque compact, la face B du premier 45 tours de Marie France, le génial "Déréglée" écrit par Duvall et Alansky (1977).
A propos de 45 tours, justement, le label cherche à rendre vie à la traditionnelle quête de la chanson pop parfaite, courte, mélodique, sophistiquée... à travers une série de publications de singles sur Itunes (le "Single Club de Freaksville"). Pas de véritable pochette, donc, pas de face B non plus, pas d'objet dans la main que l'on rentre écouter chez soi en accélérant le pas, mais si l'on en croit le premier single, le très beau "Je ne vois que vous" d'une certaine Mademoiselle Nineteen (paroles de Duvall et musique de Schoos), le pari risque fort d'être gagné : 3'59 de fraîcheur, de naïveté, d'évidence mélodique, avec arpège de harpe et longues phrases de violons — en un mot, le petit frisson pop qui élève et transporte.


lalalala

 

Willemetz et Yvain, Mireille et Jean Nohain, Trenet et Béart... "entrent au Français" par le truchement du spectable conçu par Philippe Meyer intitulé Chansons des jours avec et chansons des jours sans. Hélas pour eux, hélas pour nous, c'est plutôt d'un spectacle des jours sans qu'il s'agit, lequel s'ajoute d'ailleurs à la liste des tentatives vaines de la Comédie-Française à l'égard d'un art décidément difficile à apprivoiser...


Disque

Fifi Chachnil

 

Que faire lorsqu'on on est une fille polie et que l'on reçoit d'un vieux monsieur et d'un (plus si) jeune homme quelques chansons en cadeau ? Les enregistrer, pardi ! et balayer d'un revers de la main la trop fameuse question de la maison de disques : ainsi la couturière Fifi Chachnil édite et distribue elle-même dans ses boutiques (231 avenue Saint-Honoré et 68 rue Jean-Jacques Rousseau à Paris) Mademoiselle Fifi, un EP de cinq titres écrits et composés par Jean-Pierre Stora et Philippe Katerine (mais aussi elle-même, Pascal Mounet et Julie Sogni-Daroy). Un disque amical, donc, des arrangements du merveilleux Roger Pouly, une jolie voix et surtout une diction touchante, des chansons qui parlent de bonbons anglais, de robes de soie et de premières cigarettes... bref : la légèreté et la spontanéité en personne (... à l'opposé de la Mademoiselle Fifi de Maupassant, terrible caricature de la lourdeur et de la grossièreté allemandes...).


lalalala

 

Pierre Faa est un jeune homme timide, d'une extrême politesse et d'une grande érudition (dont il se défend), ce qui ne l'empêche pas de lancer un bon mot ou une flèche, à l'occasion. Alors qu'il s'apprêtait à partir en tournée en Asie avec Peppermoon, le groupe qu'il a créé, Pierre Faa nous a reçus chez lui pour un entretien où l'on croise Jean-Louis Murat, Marie France comme Aldebert, dans une réflexion fine sur la chanson, envisagée comme métier mais aussi comme expérience poétique.


 

 

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